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Protéger les pièces à vivre des sources de bruit extérieur | Limiter les nuisances sonores du bâtiment (tertiaire)

Objectifs recherchés: 

Offrir aux usagers un confort acoustique satisfaisant et préserver le voisinage des risques de nuisances sonores.

Avantages: 

Une meilleure qualité de vie : l’exposition au bruit ambiant peut générer des impacts sur le confort mais aussi sur la santé, tels que déficit auditif, stress, troubles du sommeil, etc.

Limites: 

Aucune limite d’usage à cet objectif.

Méthode de mise en œuvre: 

PROTEGER LES PIECES A VIVRE DES SOURCES DE BRUIT

Pour assurer un confort d’utilisation satisfaisant dans le bâtiment, il convient d’y limiter les bruits. Ces bruits peuvent provenir de l’extérieur comme de l’intérieur.

Bruits extérieurs

La première précaution à prendre, pour les constructions neuves, est d’éviter de construire dans une zone classée d’un point de vue acoustique.

La classe d'exposition au bruit extérieur d'une baie d'un bâtiment doit être déterminée pour établir les solutions à mettre en œuvre (voir ressources externes). Elle se base sur la catégorie de l'infrastructure susceptible d'apporter des nuisances (route, voie de chemin de fer, etc.), la distance de la baie à cette infrastructure et le type de vue depuis la baie (directe, partielle, masquée, etc.) : BR1 (la plus favorable), BR2 et BR3 (la plus défavorable).

Une autre précaution essentielle est d’éviter d’orienter des pièces de vie (en particulier des chambres) sur une rue bruyante.

Les bruits peuvent transiter par voie aérienne (au travers des défauts d’étanchéité, notamment) ou par vibrations (au travers des murs, planchers, etc.).

Il est donc impératif de soigner l’isolation des ouvertures (fenêtre, portes) et, plus généralement, de corriger tous les défauts d’étanchéité à l’air, d’autant plus qu’une bonne isolation phonique est plus contraignante qu’une bonne isolation thermique.

Bruits intérieurs

Si ceux-ci sont du fait des voisins, la première action à entreprendre est de tenter de régler le problème à l’amiable.

Les bruits peuvent également provenir d’équipements (ventilation, chauffage, électroménager, etc.) ; un simple réglage et/ou calage de la machine peut parfois suffire à résoudre le problème.

Malgré ces précautions, il peut être nécessaire de travailler au traitement acoustique des parois pour atténuer les bruits transmis par la structure ; ceci peut également contribuer à atténuer la réverbération sonore dans une pièce (considération importante dans un réfectoire, par exemple). De nombreuses solutions sont possibles, nous renvoyons le lecteur au guide pratique de l’ADEME : La lutte contre le bruit.    
Un diagnostic phonique par un acousticien est également conseillé pour aller plus loin.
 

LIMITER LES NUISANCES SONORES DU BATIMENT (TERTIAIRE)

Dans le cas de bâtiments tertiaires dotés d’équipements générant du bruit, des précautions d’isolation phonique (similaires à celles détaillées plus haut) doivent être prises dans les pièces où ces équipements sont installés, mais cette fois-ci c’est l’extérieur qui doit être isolé du bruit. Ces précautions sont d’autant plus importantes que des pièces à vivre sont proches.

Les activités bruyantes peuvent également être regroupées dans un même laps de temps, à un moment où le voisinage en sera moins dérangé.

Ressources documentaires
Externes: 

Guide pratique de l’ADEME :
http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/bruit/bruit.pdf

Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (pages 19 à 21 pour le classement BR)

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