Le renouvellement de l’air dans les bâtiments est une nécessité : il permet d’apporter de l’oxygène et d’évacuer odeurs, polluants, humidité générés par les activités humaines (ou autres) dans le bâtiment. Cependant, ce renouvellement doit être pensé soigneusement afin qu’il n’aille pas de paire avec une perte de confort thermique : perte de chaleur l’hiver et de fraîcheur l’été.
Notez que la ventilation est une obligation légale (arrêtés du 24 mars 19 et du 28 octobre 1983) pour tous les logements postérieurs à 1982, collectifs ou individuels. Elle doit être générale et permanente, la circulation d’air doit se faire depuis des entrées d’air situées dans les « pièces sèches » jusqu’à des sorties, dans les « pièces humides » (cuisine, salles de bain, WC).
La ventilation doit être permanente et répondre à un certain débit réglementaire. Elle peut être naturelle (par des ouvertures aux niveaux des fenêtres et murs) ou mécanique (VMC : Ventilation Mécanique Contrôlée).
- Concilier air sain et confort thermique.
- Réduire les pathologies occasionnées par l’humidité aux bâtiments, grâce à la diminution de l’hygrométrie.
Aucune limite d’usage à cet objectif.
La VMC double flux avec échangeur thermique
Il s’agit d’un système de ventilation mécanique qui associe
• deux ventilateurs :
- l’un qui introduit l’air neuf depuis l’extérieur dans les pièces sèches
- et l’autre qui extrait l’air vicié depuis les pièces humides vers l’extérieur ;
• deux circuits de conduits :
- l’un pour l’air neuf : depuis l’extérieur vers les pièces sèches,
- l’autre pour l’air vicié : depuis les pièces humides vers l’extérieur ;
• Un échangeur thermique, directement couplé aux ventilateurs et par lequel transitent les conduits. Il permet
- l’hiver, de récupérer la chaleur de l’air vicié pour chauffer l’air entrant,
- l’été, lorsque la température extérieure est inférieure à celle du bâtiment, de récupérer la fraîcheur de l’air vicié pour rafraîchir l’air entrant.
De plus, le débit est régulé en fonction de l’hygrométrie : il est d’autant plus fort que celle-ci est élevée. L’humidité est ainsi rapidement évacuée avant qu’elle ne puisse occasionner des dégâts.
C’est grâce à l’échangeur thermique que ce dispositif contribue au confort thermique, puisqu’il diminue les besoins en chauffage l’hiver et en rafraîchissement l’été.
Le puits canadien ou provençal
Il s’agit d’exploiter l’inertie thermique du sol qui, au-delà d’une certaine profondeur (de l’ordre du mètre), est plus chaud (frais) que l’air extérieur l’hiver (l’été).
L’air entrant circule par une canalisation enfouie dans le sol, avant de pénétrer dans le bâtiment, afin de le réchauffer l’hiver et de le rafraîchir l’été.
Ce système peut être couplé à une VMC double flux afin d’améliorer la régulation thermique.
A noter que, pour ces deux dispositifs, une attention toute particulière doit être accordée
- à l’évacuation des condensats vers le réseau d’eaux usées, puisque des bactéries peuvent s’y former,
- à l’entretien et à la maintenance, afin notamment d’en assurer le bon état sanitaire.
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